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resident evil 5 capcom title screen

Vendredi 13 mars 2009 est un jour à marquer d’une pierre blanche pour tous les fans de Resident Evil car c’est en ce jour particulier qu’est sorti Resident Evil 5 sur 360 et PS3. La polémique entourant RE 5 depuis quelques années sur le fait que le jeu était taxé d’être raciste car les zombies ont la peau noire – en même temps le jeu se passe en Afrique – s’étant plus ou moins tassée, le jeu « pouvait » sortir. Capcom n’a pas choisi cette date au hasard vu les trucs qui gravitent autour de cette date (chat noir…), mais dans le cas de ce RE 5, la logique liée à cette date ne tient pas tant le jeu n’est aux antipodes des épisodes précédents. Après y avoir joué près d’une trentaine d’heures, voici mon avis, à savoir celui de quelqu’un qui a été refroidi par la démo.

Resident Evil 4 avait, il y a déjà quatre ans de cela, non seulement dépoussiéré la série mais aussi révolutionné le jeu d’action à la troisième personne. RE 4 reniait pleinement les aspects du survival-horror qui ont fait le succès de la série mais le dos de la jaquette annonçait la couleur avec un « oubliez l’ancien gameplay » on ne peut plus explicite. Avec RE 5, c’est la même chose à quelques exceptions près mais ce sont ces quelques exceptions qui font justement pencher la balance dans le bon ou dans le mauvais sens, selon la tolérance que l’on accorde à quelques rouages dans un moteur calibré pour la réussite.

2 escargots ne valent pas une Porsche

Chris & Sheva

Première nouveauté : RE 5 peut se jouer en co-opération !
Affront à la série pour les uns jugeant qu’un RE se joue seul, innovation pour les autres du fait que le plaisir de jeu soit décuplé, il est cependant toujours possible d’y jouer seul, mais l’I.A. de Sheva Alomard (la nouvelle recrue au côté de Chris Redfield) est parfois propice à la nommer « Boulet d’or de l’I.A. » et c’est nettement moins marrant que de jouer en co-op. Tout comme RE 4, RE 5 est un jeu d’action et la jouabilité est exactement la même, sauf qu’entre ces deux épisodes, des jeux tels que Dead Space et Gears of War 2 (pour ne pas les citer) ont bouleversé la manière de jouer à un jeu d’action – et à juste titre – car l’action prend tout son sens lorsqu’il est possible de tirer tout en se déplaçant. Le jeu se permet même de reprendre des défauts que RE 4 avait réussi à gommer, avec notamment la gestion de l’inventaire calamiteuse (car tout se gère en temps réel) et limitée à neuf objets (là où RE 4 avait un système d’inventaire où les objets prenaient plus ou moins de place selon leur taille). Ainsi, un lance-roquette prendra autant de place qu’une herbe verte ! Les Game Over causés par des soucis d’inventaire ne sont donc pas à exclure.
En voulant conserver son gameplay si rigide et totalement inadapté au genre, Resident Evil 5 se transforme en un jeu d’action mollasson (!). C’est un peu comme si l’on avait son permis voiture mais que l’on a qu’un bateau, c’est bien mais ça n’a pas de sens…

Le fond du pot n’est pas si dégueulasse

Resident Evil 5

Malgré tout, RE 5 a aussi des qualités. Tout d’abord, graphiquement, le jeu est époustouflant et rentre dans le cercle très fermé des jeux qui titillent la rétine. Le scénario ravira à coup sûe les aficionados de la série de par ses scènes cinématiques – nombreuses et de qualité – renforçant l’immersion mais le point fort de ce cinquième opus est sans conteste son mode co-op, qui est plus est jouable en ligne et qui à lui seul pourra vous inciter à visiter Kijuju épaulé par un pote.

RE 5 est donc un jeu ni trop bon ni trop mauvais mais qui parvient à remplir son cahier des charges en étant agréable à jouer. Son seul défaut est d’être ultra archaïque dans son gameplay même si l’on s’y fait plus par obligation qu’autre chose. Le jeu en co-op fait cependant passer la pilule (en ligne uniquement étant donné qu’en local, et pour d’obscures raisons, le jeu n’est pas en plein écran…).

Et puis, pour avoir déjà trente heures de jeu au compteur, c’est que je n’ai pas trouvé le jeu si mauvais que ça, bien au contraire. Certes, il faut un temps d’adaptation pour manier le camion qu’est Chris Redfield mais le ressenti pas du tout enjoué que m’avait laissé la démo s’est très vite envolé. Le jeu en ligne sauve la mise avec notamment le mode Mercenaires jouable en ligne. La durée de vie est assez conséquente pour un jeu du genre (action hein, on est bien d’accord) car il m’a fallu 18 heures pour le terminer en Vétéran, tout seul comme un grand (et c’est là où j’ai pu constater l’I.A. de stagiaire que Capcom a infligé à Sheva…).

On n’en rêve pas la nuit

Resident Evil 5 n’est donc pas la révolution annoncée (espérée) il y a plusieurs années de cela et le jeu a pris une direction qui ne va pas forcément dans le sens dans lequel on pouvait l’espérer depuis la diffusion des premiers screens dévoilés lors de l’E3 2006, mais il n’en reste pas moins un jeu sympathique qui saura procurer des moments aussi épiques avec des boss impressionnants, que frustrants avec le gameplay en carton propre à la série.

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